Dormir avenue Montaigne et traverser Paris à table : hôtels & restaurants à tester

Dormir avenue Montaigne, puis traverser Paris à table

Un parcours simple, pensé comme une façon différente de vivre Paris.

© Au Top

Nos escales gourmandes à Paris : de l'aube au clair de lune

Des Champs-Élysées au Marais, en passant par le bouillonnement du 9e et le charme du 18e arrondissement, cette sélection rassemble nos adresses testées et approuvées ces derniers mois. Que vous cherchiez un coffee shop baigné de lumière pour débuter la journée, un bistrot de quartier authentique ou un rooftop pour embrasser la ville, chaque lieu a été choisi pour son atmosphère unique et sa capacité à sublimer un moment précis de la journée.

Pour varier les plaisirs, n’hésitez pas à explorer nos autres carnets d’adresses parisiens. Si vous cherchez un lieu pour une soirée spécifique, consultez notre guide 8 restaurants, 8 ambiances à Paris pour trouver la table idéale. Aux beaux jours, laissez-vous guider par notre sélection des plus belles terrasses de la capitale ou offrez-vous une nuit d’exception en parcourant notre top des plus beaux hôtels parisiens.

Prêt pour une balade sensorielle au cœur de la Ville Lumière ? Voici nos pépites du moment.

Votre hôtel à Paris

Hôtel Maison Champs Elysée, Dormir au cœur du 8e, entre Montaigne et le Grand Palais

Ce quartier, on le traverse plus qu’on ne l’habite. L’avenue Montaigne, ses vitrines, son rythme continu. L’idée d’y dormir ne vient pas spontanément quand on vit à Paris.

Et pourtant, en y passant une nuit, la perception change. Un point de départ différent, au centre, entre le Grand Palais et les quais. Une forme de staycation discrète, sans quitter la ville, mais en la regardant autrement.
La Maison Champs-Élysées s’inscrit dans cet esprit. L’adresse reste en retrait depuis la rue. À l’intérieur, l’ancien hôtel particulier donne le ton, avec des volumes calmes et une circulation fluide.
Les chambres suivent cette ligne. Certaines sont très sobres. D’autres introduisent plus de contraste, notamment les suites revisitées avec Roche Bobois ou inspirées de Maison Margiela.
Depuis la chambre, le regard s’ouvre sur la ville. Le toit du Grand Palais apparaît dans l’axe, avec ses lignes nettes. Un peu plus loin, la tour Eiffel se glisse dans le cadre, légèrement de côté. Des repères connus, mais vus dans un autre rythme.

En fin de journée, un footing vers 18h, le long des quais ou autour du Grand Palais. Un passage au spa pour ralentir. Puis on redescend dîner, sans quitter le lieu.
Dans certaines périodes, notamment hors saison, les tarifs rendent l’expérience plus accessible qu’on ne l’imagine. Suffisant pour s’offrir une parenthèse.

Tarifs : à partir de 280€ / nuit. 
Réserver cet hôtel (via Booking). 

© Hôtel Maison Champs Elysée

Les restaurants à Paris

Frivole : une table du soir, entre précision et confort

Frivole, le restaurant de l’hôtel Maison Champs Elysée, s’inscrit dans cette continuité. Ouvert récemment, il trouve surtout sa place en soirée, quand la lumière baisse et que le lieu prend une autre tenue.
Le décor s’appuie sur des codes art déco, traités avec retenue. Banquettes, matières profondes, reflets discrets. L’espace fonctionne bien.
Dans l’assiette, la cuisine reste ancrée dans une tradition française. Les plats sont construits de manière lisible, avec des produits respectés et des cuissons précises. Poissons travaillés simplement, viandes bien exécutées, entrées directes.
L’ensemble est solide, efficace, avec une vraie régularité.
Les cocktails méritent une mention à part. C’est maîtrisé. C’est souvent ce qui lance le dîner ou le prolonge.
Avec le retour du printemps, le jardin change le rythme. L’espace s’ouvre, on prend plus facilement le temps. L’été, la terrasse devient un prolongement naturel de la soirée.

Infos pratiques
Prix à la carte : 35€ à 70€
Adresse : 8 rue Jean Goujon, 75008 Paris
Site

© Frivole_Paris

Café Lacoste : un club-house parisien pour les amoureux du tennis

À deux pas des Champs-Élysées, Café Lacoste ne fonctionne pas comme un simple café. Le lieu s’adresse directement à ceux qui connaissent la marque, son histoire, son lien au tennis, au geste, à la tenue.

Dès l’entrée, l’univers est posé. Blanc dominant, lignes nettes, références au court et aux vestiaires. Mais surtout des objets. Des pièces que l’on ne voit pas ailleurs. Raquettes, éléments d’archives, détails précis.

Le shop retient immédiatement l’attention. Incontournable pour y trouver des pièces uniques, souvent collector. Certaines, plus rares, donnent envie de repartir avec. Cette énergie propre au tennis, ce mélange de tension et de plaisir, se retrouve ici, dans une version plus calme. On s’installe. La carte suit cette logique. Le brunch est bien construit, avec une vraie attention portée à l’équilibre. Jus frais, smoothies énergétiques, boissons végétales et protéinées. L’“Eau de Croco”, à base d’eau de coco, matcha et gingembre, donne le ton.

Les toasts sont nets, bien assaisonnés. Avocat, œufs, produits simples mais bien traités. On retrouve aussi des classiques revisités, comme les œufs Benedict ou certaines recettes plus françaises, travaillées sans lourdeur.
Un détail s’impose. Le trompe-l’œil en forme de polo Lacoste, décliné en pâtisserie. Une signature du lieu, immédiatement reconnaissable.
Quelques Café Lacoste existent dans le monde, en nombre limité. Celui-ci trouve naturellement sa place à Paris.

Infos pratiques
Prix : 10€ à 25€
Adresse : 16 avenue Franklin Delano Roosevelt, 75008 Paris
Site

© Deborah_Farnault_Lacoste_Cafe_Franklin

Mumbai Café : une autre lecture de la cuisine indienne à Paris

En quittant les grandes perspectives du 8e pour rejoindre le quartier de la rue de Trévise, le décor change rapidement. Les rues sont plus resserrées, plus vivantes, mélange de bureaux, de passages et d’adresses où l’on vient manger.  C’est dans cette énergie que s’inscrit Mumbai Café.
Boiseries, lumières chaudes… Une ambiance à la Wes Anderson comme dans « The Darjeeling Limited », on bascule ailleurs immédiatement. Ce voyage ne s’arrête pas à la salle. Il est porté par le groupe Tandoor Club, déjà à l’origine de Delhi Bazaar. Derrière le projet, trois profils : Eqbal Hossain, Bastien Peccoux et Alexis Gracio. Leur idée est simple : sortir la cuisine indienne des clichés.

Pour Mumbai Café, le travail va plus loin. Le chef part à Mumbai avec ses associés. Plusieurs semaines à explorer les irani cafés, ces institutions populaires nées au XIXe siècle, tenues à l’origine par des immigrés perses et inspirées… des cafés parisiens. La boucle est assez claire. Paris inspire Mumbai, Mumbai revient à Paris.
C’est ce lien que l’on retrouve dans l’assiette. La cuisine est plus recherchée, surprenante. Le menu s’articule autour de chotas à partager, de plats en sauce et de cuissons tandoor. Les chotas ouvrent bien le repas. Le keema pav, avec ses pains briochés à tremper dans un curry dense, donne immédiatement le ton.

Peu d’adresses à Paris proposent cette lecture-là de la cuisine indienne. Une cuisine fidèle, mais revisitée avec intelligence. Les prix restent mesurés. Rien d’excessif au regard du travail proposé. Une adresse facile à proposer, pour un déjeuner entre amis comme pour un dîner plus posé, on s’en souvient. Une table qui change la perception de la cuisine indienne à Paris.

Infos pratiques : 
Prix : 20€ à 40€
Adresse : 6 rue de Trévise, 75009 Paris
Site

© Mumbai Café
© Mumbai Café

Hallyu Kitchen : Séoul dans le 9e, sans détour

On reste dans le 9e. Un quartier qu’on aime pour ça. Sortir dîner, puis enchaîner sans trop réfléchir. Un verre, une autre adresse, un peu de musique, et finir par rentrer à pied. Entre Pigalle et Saint-Georges, tout est proche. Ça bouge ici, il y a toujours quelque chose à faire après. Dans cette continuité, Hallyu Kitchen trouve sa place au coin de la rue Henry Monnier. Une belle pause coréenne au milieu d’une soirée. À l’intérieur, le décor est travaillé, pierre brute, bois, touches contemporaines. Une ambiance qui rappelle certains quartiers de Séoul, entre bistrot urbain et cantine moderne.
Le projet est porté par Julie Noël et Armelle Jozan, avec la cheffe Su-hyun en cuisine. Leur idée est claire : proposer une cuisine coréenne fidèle à ce que l’on mange à Séoul, sans adaptation excessive. Ça se sent immédiatement dans l’assiette.

Pas de barbecue coréen posé au centre de la table. Les plats arrivent prêts, construits, pensés pour être partagés ou dégustés tels quels. On retient particulièrement Le ssam, plat traditionnel de la street food coréenne. On compose sa bouchée en enveloppant viande, riz et garnitures dans une feuille de salade, le tout en une seule prise, un geste simple, très coréen, qui équilibre textures et saveurs. Les goûts sont francs, umami, le piment est maîtrisé, Le kimchi toujours là. On mange vite si on veut. Ou on prend le temps. Deux services le soir, il faut penser à réserver. Une adresse récente, un service efficace mêlé d’explications sur la culture coréenne, un pur moment de plaisir.

Infos pratiques : 

Prix : 15€ à 30€
Adresse : 6 rue Henry Monnier, 75009 Paris
Site

© makimanoukian
© makimanoukian

L’Amic : bistrot net, coup de cœur immédiat

Direction Jules Joffrin, dans le 18e. Changement de rythme. Après plusieurs tables asiatiques, retour à une cuisine française. L’Amic coche tout de suite les bonnes cases. En cuisine, Gabriel Urgese. Une base française, quelques touches italiennes, et une carte qui change régulièrement.

La saucisse-purée résume bien le lieu. Simple sur le papier. Très précise dans l’exécution. Purée fine, jus travaillé, détails bien placés. Que c’est réconfortant ! Un plat signature qu’on aime encore déguster quand la soirée débute fraîchement.

Les autres assiettes suivent. Porchetta, poisson, produits de saison… Bonne sélection de vins nature, sans discours. On mange bien. Vraiment. Service rapide, salle vivante, énergie constante. Une adresse sur laquelle on revient sans réfléchir.

Infos pratiques : 

Prix : 20€ à 45€
Adresse : 16 rue Letort, 75018 Paris
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Au Top : finir en hauteur, simplement

On redescend vers le centre. Changement de perspective. Le Marais reprend la main. Au Top ne se trouve pas par hasard. Il faut passer une cour, chercher l’entrée, prendre un ascenseur. Un côté presque speakeasy. On se demande où l’on va, puis tout s’ouvre. Un lieu pour s’installer, au calme, sur les toits. Adresse confidentielle, pensée dans la continuité de La Perle. Le même propriétaire a imaginé ce passage du bitume à la hauteur. On quitte la rue, son énergie, pour se retrouver face aux toits du quartier.
Avec le retour du printemps, le lieu prend encore plus de sens. La cuisine est là, ouverte sur la salle toute en longueur.

À la carte, une cuisine simple, bien pensée pour le lieu. Des assiettes à partager, quelques plats plus construits. On retrouve une vraie cohérence. Une cuisine qui tient, travaillée par une brigade dont on perçoit la rigueur. On mange sans lourdeur, juste ce qu’il faut pour accompagner le moment. On y vient pour prolonger un apéro commencé plus bas, ou pour finir la soirée autrement.
À boire, à partager, quelques assiettes. Ça suffit. La vue fait le reste.

Infos pratiques : 

Prix : compter une cinquantaine d’euros par personne pour un repas complet
Adresse : 93 rue Vieille du Temple, 75003 Paris
Site

© Au Top
© Au Top

Hanaa : une table algérienne, solaire et sincère

Accueillis par les citronniers et les murs blancs à la chaux, on quitte le 11e arrondissement avant même de rentrer chez Hanaa. Une fois la porte poussée, le fond musical confirme la première impression ; les oliviers, les jolies céramiques nichées un peu partout et la lumière chaude la prolongent naturellement. Bienvenue chez Hanaa, promesse de goûter un peu à la douceur de vivre algérienne.

À table, le décor continue de faire sens. La vaisselle en terre cuite, à la fois brute et élégante, met particulièrement bien les plats en valeur et ajoute une dimension artisanale très juste à l’ensemble.
En attendant les kémias,les entrées à partager, on se laisse tenter par un mocktail rafraîchissant. Pas d’alcool à la carte, ce qui participe aussi à l’identité du lieu, même s’il est possible d’apporter sa propre bouteille de vin. Puis arrivent les premières assiettes : des plats généreux, pleins de fraîcheur, de texture et de goût. Mention spéciale pour la Batengel Charmoula, une aubergine grillée aux épices du Maghreb, relevée d’un twist aussi discret qu’efficace.
Difficile ensuite de ne pas choisir le couscous, grand classique de la maison. Il tient ses promesses : légumes fondants, bouillon savoureux à verser selon l’envie, et viande au choix – poulet, agneau ou bœuf. Une assiette généreuse, réconfortante, pensée pour le partage.

Pour finir, les becs sucrés trouveront leur bonheur entre pâtisseries orientales et desserts plus classiques revisités. Et si tout cela s’avère un peu trop généreux, on repart sans hésiter avec un doggy bag.

Infos pratiques : 

Prix : 25€ à 40€
Adresse : 123 Rue du Chemin Vert, 75011 Paris
Site 

©TheTravelBuds
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